facebook photogriffon

 

  William KLEIN
portrait-william-klein-copyright-patrick-swirc-modds
William KLEIN né le 19 avril 1928 à New York, est un photographe français d'origine américaine, peintre, et réalisateur de films. Il est parfois surnommé bad boy. Il vit et travaille à Paris.

copyright-patrick-swirc-modds

« Prendre une photo, c'est une excuse pour être badaud. Je me donne l'impression de faire quelque chose donc j'ai moins mauvaise conscience »


BIOGRAPHIE
Fils d'immigrés juifs hongrois, William Klein fait des études de sociologie puis effectue son service militaire de 1948 à 1951. Le 13 juillet 1947, il se rend pour la première fois à Paris, en tant que G.I., et tombe amoureux de Jeanne Florin avec laquelle il vit et travaille pendant plus de 50 ans. Peu après, il s'inscrit à la Sorbonne, puis étudie la peinture dans l'atelier de Fernand Léger. Il part vivre à La Garenne-Colombes et épouse Jeanne Florin.
De 1951 à 1954, Klein passe deux années à Milan afin de travailler avec des architectes italiens sur des peintures murales géométrique Hard-edge.

En 1954, il rencontre Alex Liberman, directeur artistique de l'édition américaine de Vogue, qui lui propose un contrat et des moyens financiers pour poursuivre son travail. Il est l'un des photographes attitrés de Vogue avec Richard Avedon et Henry Clarke. Il part à New-York et réalise un « journal photographique » de son séjour. Il en tire un livre : New-York qui sortira au Seuil en 1956 appuyé par Chris Marker. Son travail photographique contraste avec tout ce qui s'était fait auparavant. Novateur, il suscite des réactions violentes et obtient le prix Nadar en 1957. Le livre devient très vite un livre de collection quasiment introuvable aujourd'hui sauf à des prix exorbitants.

Deux maîtres de la photographie signent l'entrée de la photo dans l'art contemporain. Robert Frank et son ouvrage Les américains, et William Klein avec New-York, initient une véritable révolution : la photographie est considérée comme une rupture avec l'ancienne école et l'image propre, parfaite, autonome (Cartier-Bresson, Doisneau, etc.) : décadrage, flous, grains, mouvements et bougés, forts contrastes. Il adopte la leçon de Capa : « Si tes photos ne sont pas bonnes, c'est parce que tu n'es pas assez près ».

La photo doit bousculer. Elle est forte et ne prétend à aucune objectivité documentaire, le photographe est présent et peut mettre en scène, interagir avec le sujet : le regard caméra est dans ce sens percutant. Klein a su imposer un style et un regard instinctif a la photo. La réalité est vécue avec subjectivité et montrée comme elle est : parfois dérangeante, parfois violente. Fellini l'invite pour devenir assistant sur le film les Nuits de Cabiria. Le film est retardé et Klein en revient avec son album de photos Rome+Klein en 1958, puis Moscou et Tokyo qui furent des succès publiques et d'édition. Il fera Paris+Klein dans les années 2000.

Il tourne plusieurs émissions pour l'émission Cinq colonnes à la une, notamment Les Français et la politique qui sera censurée. En 1966, il réalise un film qui aura initialement peu de succès mais deviendra bientôt une œuvre culte, Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?, produit par Robert Delpire.

Pour ses photos de mode, il a réellement révolutionné le genre : ses mannequins n'ont pas les mains sur les hanches et leurs pieds ne prennent plus la position de danseuse classique et sont le plus souvent dans la rue. Un parfum de scandale entoure son œuvre. il amène de la modernité au milieu de la mode.
Sa carrière de cinéaste est marquée par l'engagement, notamment auprès des Noirs dont il soutient les luttes pour exister au travers de personnages comme Mohamed Ali, Little Richard ou Eldridge Cleaver.

En 1982 et en 2005, le Centre Pompidou lui consacre une grande rétrospective et coédite avec la maison d'édition Marval, RETROSPECTIVE, ouvrage de plus de 400 pages qui retrace ses travaux photographiques, films et peintures les plus importants.

Il reviendra à la peinture avec ses contacts peints, faisant une sorte de synthèse entre la peinture et la photographie.

William Klein a réalisé lui-même les maquettes de ses livres, voulant un « nouvel objet visuel », rompant avec le style classique d'une photographie sur une page avec des marges blanches et le texte explicatif sur l'autre. Il a été à l'origine d'un changement éditorial avec des doubles pages et des pleines pages sans marges de photographie, modernisant la lecture : les photographies apparaissent au lecteur comme un film

William Klein est représenté par les galeries Le Réverbère à Lyon, et Polka et Laurent Strouk à Paris.

En 2011, la Maison européenne de la photographie revient sur le voyage de Klein à Rome entre 1956 et 1960. Dès 1959, Klein publie un recueil de ses photographies faites dans la capitale italienne, recueil à partir duquel la MEP organisera l'exposition Roma + Klein réunissant une centaine de tirages grand format.

PRIX ET RECOMPENSES :
1957 - Prix Nadar
1966 - Prix Jean-Vigo
1988 - Prix culturel de la Société allemande de photographie
1990 - Prix Hasselblad International
1999 - Médaille du centenaire de la Royal Photographic Society4
2005 - Lucie Award, New York
2010 - Docteur honoris causa de l'université de Liège
2011 - Art Masters de Saint Moritz
2012 - Sony World Photography award

FILMS DOCUMENTAIRES :
1958 - Broadway by Light : une étude sur Broadway la nuit
1962 - Les troubles de la circulation
1962 - Le business et la mode
1962 - Les français et la politique
1963 - Gare de Lyon
1964 - Aux grands magasins' avec Simone Signoret
1967 - Loin du Viêt Nam : film collectif (Jean-Luc Godard, Chris Marker, Claude Lelouch…)
1969 - Muhammad Ali, the Greatest
1969 - Festival panafricain d'Alger 1969
1970 - Eldridge Cleaver : sur Eldridge Cleaver, dirigeant des Black Panthers
1977 - Hollywood, California: A Loser's Opera'
1978 - Grands soirs & petits matins : mai 1968 comme si vous y étiez
1980 - The Little Richard Story : comme son nom l'indique
1982 - The French : un documentaire sur le tournoi de Roland-Garros 1981
1983 - Contacts : (de planche contact) William Klein commente les photos de grands photographes
1984 - Ralentis
1984 - Mode in France : documentaire sur le monde de la mode
1992 - Babilée '91 : ballet filmé
1994 - In and out of fashion
1999 - Le Messie : d'après l'oratorio de Georg Friedrich Haendel, dirigé par Marc Minkowski

FILMS DE FICTIONS :
1966 -
Qui êtes-vous, Polly Maggoo ? : Satire du monde de la mode (Prix Jean-Vigo).
Avec Delphine Seyrig, Jacques Seiler, Alice Sapritch, Philippe Noiret, Samy Frey, Roland Topor.

1969 - Mister Freedom : Satire de l'impérialisme américain.
Avec Delphine Seyrig, John Abbey, Donald Pleasance, Jean-Claude Drouot, Serge Gainsbourg.

1974 - L'anniversaire de Charlotte : Moyen-métrage pour le Festival du film Super 8 à Paris.
Avec Charlotte Levy, Roland Topor, les Gazolines, Coline Serreau.

1977 - Le Couple témoin : Quand la sociologie et les statistiques décident de la vie courante.
Avec Anémone, André Dussollier, Zouc, Jacques Boudet, Eddie Constantine, Georges Descrières.

TRAVAUX PHOTOGRAPHIQUES CELEBRES :
1955 - La photo Gun, New York
1956 - La photo Sainte famille à moto (Rome)
1961 - La photo Cineposter réalisé à Tokyo
1963 - Le travail pour Vogue réalisé avec des mannequins de mode dans les rues de New York, Rome et Paris
1984 - La pochette de l'album Love on the Beat, réalisée pour Serge Gainsbourg.
1990 - Le travail Club Allegro Fortissimo.
1995 - L"Autoportrait", un livre de contacts peints.

TRAVAUX PHOTOGRAPHIQUES CELEBRES :
1956 - New York
1958 - Life is good and good for you in New-York : Trance Witness Revels
1958 - Rome
1964 - Moscou
1964 - Tokyo
1970 - Mister Freedom"
1989 - Close up
1990 - Torino '90
1994 - Mode in & out
1995 - New York 1954-55 nouvelle édition augmentée - éd. Marval
1998 - William Klein Films - éd. Marval
2002 - Paris + Klein - éd. Marval
2005 - MMV Romani - éd. Fendi-Contrasto, Centre Pompidou
2005 - William Klein, rétrospective - éd. Marval - plus de 400 photos et 384 pages
2009 - Roma + Klein - éd. du Chêne



Source : Wikipedia, www.polkagalerie.com, Télérama/Yasmine Youssi, et synthèse à partir de nombreux articles pour compléter la biographie.

 

La célèbre photo GUN, prise à New-York © William KLEIN
La célèbre photo GUN, prise à New-York © William KLEIN


« Les Français étaient enchantés qu'un Américain
fasse des photos antiaméricaines »


LES LIVRES SUR WILLIAM KLEIN
 




Gun - New-York - 1955 © William KLEIN
Gun - New-York - 1955 © William KLEIN


Bombe atomique dans le ciel - New-York - 1955 © William KLEIN

Bombe atomique dans le ciel - New-York - 1955 © William KLEIN





foule dans la rue © William KLEIN
© William KLEIN


Pray Sin - New-York - 1954 © William KLEIN
Pray Sin - New-York - 1954 © William KLEIN


A quoi ressemblait le New York de votre enfance ?
Je suis né en 1928, dans le dernier bâtiment de la Cinquième Avenue, aux portes de Harlem.
On était encore du côté des Blancs, mais c'était déjà minable. A l'époque, le quartier
appartenait aux Juifs. Ils possédaient les magasins et louaient des appartements aux
Noirs à des prix exorbitants. Ma famille était d'origine juive hongroise. Mon grand-père,
tailleur, avait ouvert une boutique de vêtements. Il avait si bien gagné sa vie qu'il a pu
s'offrir une décapotable. L'incarnation même du rêve américain. Sauf qu'il a eu un accident
avec cette voiture, et y a trouvé la mort.
Mon père n'avait pas son sens des affaires. Il a tout joué en Bourse, tout perdu en 1929.
C'était une sorte de Willy Loman, le personnage principal de la pièce d'Arthur Miller Mort
d'un commis voyageur. Il ne réussissait rien, contrairement à d'autres membres de
la famille, avocats d'affaire. Ceux-là avaient pour client la société de production et de diffusion
United Artists, créée par Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks, Mary Pickford et D.W. Griffith.
Mes cousins et moi allions tous y travailler comme coursiers après l'école. Mais je devais
être le coursier le plus lent de tous les Etats-Unis, parce que j'en profitais pour feuilleter
les revues cochonnes dans les drugstores. A cette époque-là, je n'imaginais pas
une seconde faire du cinéma. A mes yeux, le septième art, c'était d'abord un business.

(Interview réalisé par Yasmine Youssi pour Télérama)

What was it like the New York childhood?
I was born in 1928, in the last building on Fifth Avenue, in Harlem doors.
It was still the Whites side, but it was already poor. At the time, the district
belonged to the Jews. They owned stores and rented apartments to
Blacks at exorbitant prices. My family was of Hungarian Jewish origin. My grandfather,
tailor, opened a clothing store. He made his living so that he could
afford a convertible. The epitome of the American dream. Except he had an accident
with this car, and it died.
My father did not have his business acumen. He played everything on the stock market
lost everything in 1929. It was a sort of Willy Loman, the protagonist of Arthur Miller's play Death
of a Salesman. He could not manage anything, unlike other members
family, business lawyers. These had to customer's production company and distribution
United Artists, founded by Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks, Mary Pickford and DW Griffith.
My cousins ​​and I were all going to work as couriers after school. But I had
be the slowest runner of all the United States, because I was enjoying in Your Books
the dirty magazines in drugstores. At that time, I never imagined
one second to make films. To me, the cinema, it was first a business.



Man under El - New-York - 1955 © William KLEIN
Man under El - New-York - 1955 © William KLEIN


Qu'est-ce qui vous faisait rêver, alors ?
Paris. J'aurais adoré y être propulsé pour me retrouver dans les Années folles.
Y rencontrer Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. Un peu comme dans le dernier Woody Allen,
Minuit à Paris, même si, franchement, ce film pour touristes est indigne de lui.
On n'a pas idée de représenter ces artistes aussi mal.

(Interview réalisé par Yasmine Youssi pour Télérama)

What did you dream then?
Paris. I would have loved to be propelled to find me in the Roaring Twenties.
Y meet Scott Fitzgerald and Ernest Hemingway. A bit like in the last Woody Allen
Midnight in Paris, although, frankly, this film for tourists is unworthy of him.
You have no idea of representing such artists as evil.




I love Secretaries / Frank Sinatra - 1955 © William KLEIN
I love Secretaries / Frank Sinatra - 1955 © William KLEIN







Des acteurs vraiment fous
vous dévoilent leurs engins !


Clint Eastwood le rebelle Ces crabes sont superbes
et vous les connaissez pas
Des photos d'animaux
incroyables de beauté !

Dubai comme vous ne l'avez
jamais vu de votre vie !

Des enfants trop mignons
prennent la pose
Ces hommes super-sexy
vons vous faire craquer
Statham en mode superforce

Des locomotives oubliées
revivent grâce aux passionés

Bill Gates en prison,
ce n'est pas une blague !
Des maisons qui volent
vous y croyez ?
Des photos incroyables prises
au bon moment