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  William KLEIN
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William KLEIN né le 19 avril 1928 à New York, est un photographe français d'origine américaine, peintre, et réalisateur de films. Il est parfois surnommé bad boy. Il vit et travaille à Paris.

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Kazuo Ohno - Tatsumi - Hijikata and Yoshito Ohno - 1960 © William KLEIN
Kazuo Ohno - Tatsumi - Hijikata and Yoshito Ohno - 1960 © William KLEIN


Qu'était la photographie pour moi ? Venu d'une peinture
géométrique hard edge d'où le monde extérieur était exclu,
c'était une fenêtre ouverte sur la vie. Je pouvais montrer
comment je la voyais et ce que j'en pensais. »



Lily Dache hat © William KLEIN
Lily Dache hat © William KLEIN


May Day Parade - Gorki Street - Moskow - 1961 © William KLEIN
May Day Parade - Gorki Street - Moskow - 1961 © William KLEIN




Models backstage - Polly Maggoo - 1966 © William KLEIN
Models backstage - Polly Maggoo - 1966 © William KLEIN

LES LIVRES SUR WILLIAM KLEIN
 




Patrick Kelly Backstage - series - 1987 © William KLEIN
Patrick Kelly Backstage - series - 1987 © William KLEIN


Dans quelles circonstances ont été réalisées les photos de Rome, présentées à la MEP ?
A cette époque, Paris adorait le cinéma transalpin. Et moi, j'étais une groupie de Fellini.
En 1956, quand j'ai su qu'il était en ville, je l'ai appelé à son hôtel pour lui proposer de lui
donner mon livre sur New York. Il m'a fixé rendez-vous pour le lendemain. En fait, il avait
déjà eu l'édition italienne, publiée par Feltrinelli, un riche industriel devenu communiste
grâce à sa femme, une Argentine mandatée par le Parti pour le séduire. Bref, Fellini m'a
trouvé sympa et m'a proposé d'être un de ses assistants sur Les Nuits de Cabiria. Il en avait déjà
cinq ou six, ce qui ça m'a rassuré, parce que je n'avais aucune idée de ce qu'était le cinéma.
Me voilà donc parti pour Rome. Faute d'argent, le tournage n'a cessé d'être décalé. Alors,
en attendant, je me suis lancé dans la réalisation d'un nouveau journal photographique
consacré à la ville. Là encore j'ai eu beaucoup de chance. L'un de mes guides était rédacteur
en chef de l'équivalent italien des Temps modernes (le journal de Sartre), que dirigeait
l'écrivain Alberto Moravia ; sa grande préoccupation était de travailler sur les apparitions
de la Vierge ! Moravia, lui, était maso. Il adorait s'emmerder. Alors il m'emmenait
à 30 kilomètres de Rome, dans des restaurants bruyants où les gens venaient pour écouter
les matchs de foot. A Rome, j'ai aussi rencontré Pasolini. C'était un homme sarcastique.
Très rigolo aussi, contrairement à ce qu'on pourrait penser. C'est lui qui a rédigé les textes du livre.

(Interview réalisé par Yasmine Youssi pour Télérama)

Under what circumstances were carried photos of Rome, presented at the MEP?
At that time, Paris adored the Italian cinema. And I was a groupie Fellini.
In 1956, when I knew he was in town, I called him to his hotel to offer to him
give my book about New York. He set an appointment for the next day. In fact, it was
had the Italian edition, published by Feltrinelli, became a communist wealthy industrialist
with his wife, an Argentine mandated by the Party to seduce him. In short, Fellini me
thought was nice and asked me to be one of his assistants on Nights of Cabiria. It was already
five or six, which reassured me that because I had no idea what the cinema.
So off I went to Rome. Lack of money, the shooting has stopped being shifted. Then
in the meantime, I started in the construction of a new photographic diary
dedicated to the city. Again I was very lucky. One of my guides was editor
Chief of the Italian equivalent of the modern era (Sartre log), headed
the writer Alberto Moravia; great concern was to work on the apparitions
the Virgin! Moravia, he was masochistic. He loved to piss. Then he took me
30 kilometers from Rome, in noisy restaurants where people came to listen
football games. In Rome, I met Pasolini. It was a sarcastic man.
Very funny also, contrary to what one might think. It was he who wrote the text of the book.



Pina Bausch © William KLEIN
Pina Bausch © William KLEIN


Qu'est-ce qui a décidé votre passage au cinéma ?
Alain Resnais, qui avait rencontré Chris Marker à l'armée, m'avait dit :
« Puisque vous avez fait un livre, il vous faut faire un film. » C'est comme ça que j'ai réalisé
mon premier court métrage, Broadway by light, en 1958. Peu après, comme j'étais fan
de Queneau, j'ai écrit le scénario de Pierrot mon ami. Charles Aznavour et Zizi Jeanmaire
avaient même accepté de jouer dedans. Mais je n'ai jamais réussi à monter le film.
Quand Queneau a publié Zazie dans le métro, en 1959, je me suis précipité pour l'adapter
au cinéma. Sans savoir que Louis Malle travaillait aussi dessus. Un jour, il m'appelle pour
me proposer de le coréaliser avec lui. Il était connu. Moi pas. Mais, dès le premier jour,
j'ai compris qu'il n'était pas possible de faire ce film ensemble. Sur un plateau,
il ne peut y avoir qu'un seul metteur en scène.

(Interview réalisé par Yasmine Youssi pour Télérama)

What decided your visit to the cinema?
Alain Resnais, Chris Marker, who had met in the army, said to me:
"Since you have made a book, you have to make a movie. "That's how I realized
my first short film, Broadway by Light, in 1958. Soon after, as I was a fan
Queneau, I wrote my friend Pierrot scenario. Charles Aznavour and Zizi Jeanmaire
had even agreed to play in it. But I never managed to get the film.
When Queneau published Zazie in the Metro, in 1959, I rushed to fit
the movies. Without knowing that Louis Malle was also working on it. One day he called me to
suggest that I co-direct with him. He was known. Not me. But from day one,
I understood that it was not possible to make this film together. On a plate,
there can be only one director.



Plage d'Ostie - Rome - 1956 © William KLEIN
Plage d'Ostie - Rome - 1956 © William KLEIN