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  Diane ARBUS
portrait de DIANE ARBUS

Diane ARBUS, née Diane Nemerov (New York, 14 mars 1923 – id., 26 juillet 1971), est une photographe de rue américaine notoire pour ses portraits de rue effectués au reflex 6x6 à deux objectifs équipé d'une torche à lampes flash au magnésium de forte puissance. Elle a aussi réalisé un projet sur une communauté de handicapés mentaux.

(Source : Wikipédia)

 

BIOGRAPHIE
Diane Arbres, née Diane Nemerov à New-York le 14 mars 1923 et morte le 26 juillet 1971, est une photographe américaine de "rue". Elle est notoirement connue pour ses portraits de rue effectués au Reflex 6x6 à deux objectifs équipé d'une torche à lampes flash au magnésium de forte puissance. (Cf la photo du portrait ci-dessus).

Voici 3 de ses photos les plus connues.

When Diane Arbus and Eddie Carmel met in 1960, each had embarked on a career that seemed deliberately unsavory. Carmel, who in adolescence had a wild growth spurt following an unusable pituitary tumor, was exposed as a giant in circuses and demonstrations. For a young New Yorker who had attended City College, it was a way to make a living. He measured the genome size of 268 cm. He shot in the movie "The Brain That Will not Die" (1962) and 50000 BC (1963). He died at the age of 36.
La photo de Diane Arbus d'Eddie Carmel dans «Un géant juif à la maison avec ses parents, dans le Bronx, N.Y., 1970»
Diane Arbus's photograph of Eddie Carmel in “A giant jewish at home with his parents, in the Bronx, N.Y., 1970,”

Lorsque Diane Arbus et Eddie Carmel se sont rencontrés en 1960, chacun avait entrepris une carrière qui semblait volontairement peu recommandable. Carmel, qui à l'adolescence avait une poussée de croissance sauvage à la suite d'une tumeur hypophysaire inexploitable, a été exposée comme un géant dans les cirques et les manifestations. Pour un jeune New-Yorkais qui avait fréquenté le City College, c'était un moyen de gagner sa vie. Il mesurait la taille hénoménale de 268 cm. Il a tourné dans le film "Le cerveau qui ne mourrait pas" (1962) et 50000 B.C. (1963). Il meurt à l'âge de 36 ans.

When Diane Arbus and Eddie Carmel met in 1960, each had embarked on a career that seemed deliberately unsavory. Carmel, who in adolescence had a wild growth spurt following an unusable pituitary tumor, was exposed as a giant in circuses and demonstrations. For a young New Yorker who had attended City College, it was a way to make a living. He measured the genome size of 268 cm. He shot in the movie "The Brain That Will not Die" (1962) and 50000 BC (1963). He died at the age of 36.


Child with Toy Hand grenade in Central Park - New-York City -1962 - Copyright Diane Arbus
Child with Toy Hand grenade in Central Park - New-York City -1962 - Copyright Diane Arbus
Enfant avec une grenade jouet dans les mains à Central Park -New-York City -1962 - Copyright Diane Arbus

Identical Twins - Roselle - New-Jersey - 1967 - Copyright Diane Arbus
Identical Twins - Roselle - New-Jersey - 1967 - Copyright Diane Arbus
Jumelles identiques - Roselle - New-Jersey - 1967 - Copyright Diane Arbus

Vous pouvez retrouver cette photo totalement détournée et hillarante par le photographe Sandro Miller avec John Malkovitch comme modèle.

Diane Arbus a toujours étée fascinée par les êtres humains présentant une différence morphologique, les déviants ou les marginaux. Elle n'était pas obsédée par le tragique, mais en fait sa sensibilité serait la plus caractéristique concernant la réalisation de ces photos particulières. Elle disait qu'elle adorait les "monstres". Les amuseurs du cirque et le musée d'Hubert, à Times Square, étaient en général les sujets avec lesquels elle entretenait le plus long contact. Elle fréquentait le géant Eddie Carmel. Elle le prenais en photo, mais il était assez avide d'argent. Il lui demandait parfois à être payé pour être photographié.

Elle est issue d'une famille de commerçants aisés new-yorkaise, née le 14 mars 1923 à New York, Diane Nemerov rencontre son futur mari, Allan Arbus (né le 15 février 1918), à l'âge de 14 ans. Celui-ci apprend la photographie lors de son service militaire et ils ouvrent ensemble un magasin de photo de mode après la Seconde Guerre mondiale. En réalité, c'est Allan qui prend les photos, Diane tient le rôle de styliste et démarche auprès des agences. Ses premières photos personnelles ne datent que de 1957 environ. Elle s'extrait peu à peu du duo qu'elle formait avec son mari au profit de son inspiration. Le couple se sépare en 1960.

Elle est la sœur du poète Howard Nemerov. C'est la tante du professeur d'histoire de l'art Alexander Nemerov.

Elle étudie alors la photographie à la New School for Social Research à New York avec Marvin Israel et Richard Avedon et rencontre par la suite Lisette Model.

Diane Arbus s'inscrit dans un courant photographique qu'avait inauguré un autre grand photographe américain, Walker Evans, qui avait imposé un style documentaire et urbain dans les années 1930. Mais c'est après 1962, quand elle abandonne le format rectangulaire du 24x36 pour le format carré du 6x6, avec un Mamiya C330 équipée d'une torche à lampes flash au magnésium de forte puissance (de type Press 25 produisant un million de lumens) fixée à demeure et utilisée systématiquement y compris en plein jour qu'elle impose son style propre.

Mamiya C330 avec une poignée, remplacée par une torche à lampes flash dans le cas de Diane Arbus.
En 1963, elle obtient une bourse de la fondation Solomon R. Guggenheim qui lui permet de réaliser un travail remarquable intitulé « American Rites, Manners and Customs » (les rites de la société américaine), vaste galerie de portraits d'Américains, pour la plupart inconnus, qui met en exergue les rites sociaux de cette société.

Diane Arbus concentre son activité à New York et ses alentours, photographiant des inconnus dans la rue. Fascinée par les personnages hors-normes, elle photographie également des travestis, des personnes transgenres, des handicapés mentaux, des jumeaux, des nains, etc.

En 1966, elle contracte une hépatite, conséquence de sa méthode de travail très intimiste qui la menait souvent à avoir des relations sexuelles avec ses modèles. Cet événement marque le début de sa lente marche vers le suicide.

En mélangeant le familier avec le bizarre, Diane Arbus dresse un portrait troublant de l'Amérique des années 1960. Elle s'attache pourtant à montrer que ces personnages étranges et atypiques, d'habitude considérés comme des « phénomènes de foire », sont avant tout des êtres réels, avec des habitudes et un train-train quotidien.

Graffiti détournant la célèbre photographie Jumelles identiques.
Par ses photos, Diane Arbus révèle combien l'étrange peut surgir de n'importe où. La très célèbre photographie Jumelles identiques (Roselle, New Jersey, 1967) met en scène deux fillettes habillées de la même manière, robe en velours à large col blanc, qui regardent le spectateur droit dans les yeux, en souriant légèrement. Le spectateur est mal à l'aise car c'est le concept de l'identité, et plus précisément de l'unicité des êtres humains, qui est remis en question. Stanley Kubrick s'est d'ailleurs inspiré de ce cliché pour créer les jumelles du film Shining.

En 1967, elle participe à l'exposition « New Documents » qui se tient au musée d'art moderne de New York avec des portraits qui côtoient les vues urbaines de Lee Friedlander et Garry Winogrand. Là encore, son travail apparaît comme un événement qui contribue à imposer la photographie documentaire comme un genre artistique propre, se distinguant du reportage.
Dépressive, elle se donne la mort à 48 ans le 26 juillet 1971 à Greenwich Village en avalant une quantité importante de barbituriques puis en s'ouvrant les veines dans sa baignoire. Sa courte carrière n'aura duré que 8 ans. Son influence sur la photographie américaine est considérable. Elle a contribué à imposer l'idée que la photographie est un art à part entière. Elle travaillait en noir et blanc et développait elle-même ses travaux afin de maîtriser complètement le résultat de ses œuvres.

Diane Arbus est la mère de la journaliste et écrivain Doon Arbus (en) (née en 1945) et de la photojournaliste Amy Arbus (en) (née en 1954). Elle est la sœur du poète Howard Nemerov.

(Source : www.Wikipédia)
(Source : www.Nytimes.com)
(Source : www.jamespocks.wordpress.com)
(Source : www.lomography.fr)
(Source : www.next.liberation.fr)


LIVRES
Patrick Roegiers, Diane Arbus ou le rêve du naufrage, Éditions du Chêne, 1985,
réédition Perrin, 2006.

Patricia Bosworth, Diane Arbus. Une biographie (1985), Éditions du Seuil, 2007.

Jean Kempf et Morgan Riou, « Fur : un portrait imaginaire de Diane Arbus »,
dans : Transatlantica, 1 | 2007.

Violaine Binet, Diane Arbus, Grasset, 2009.

Elisabeth Sussman, Doon Arbus, Diane Arbus.
Une chronologie : 1923-1971, La Martinière, 2011.


BIOGRAPHY
You can find this photo completely hijacked and hilarious by photographer Sandro Miller with John Malkovitch as a model.
Diane Arbus has always been fascinated by human beings with a morphological difference, deviants or marginals. She was not obsessed with the tragic, but in fact her sensibility would be the most characteristic concerning the realization of these particular photos. She said she loved the "monsters". The circus entertainers and the Hubert Museum in Times Square were generally the subjects with whom she had the longest contact. She attended the giant Eddie Carmel. She took a picture of him, but he was quite hungry for money. He sometimes asked her to be paid to be photographed.

She comes from a family of wealthy New York traders, born March 14, 1923 in New York, Diane Nemerov meets her future husband, Allan Arbus (born February 15, 1918), at the age of 14 years. He learned photography during his military service and they opened a fashion photo store together after the Second World War. In reality, it is Allan who takes the photos, Diane takes the role of stylist and approach with the agencies. His first personal photos date only about 1957. She gradually exited the duo she formed with her husband for the benefit of his inspiration. The couple separated in 1960.

She is the sister of the poet Howard Nemerov. It is the aunt of art history professor Alexander Nemerov.

She then studied photography at the New School for Social Research in New York with Marvin Israel and Richard Avedon and later met Lisette Model.

Diane Arbus is part of a photographic trend inaugurated by another great American photographer, Walker Evans, who imposed a documentary and urban style in the 1930s. But it was after 1962, when she abandoned the rectangular format of 24x36 for the 6x6 square format, with a Mamiya C330 equipped with a high-power magnesium flash lamp torch (Press 25 producing a million lumens) permanently fixed and used systematically even in daylight that it imposes his own style.

Mamiya C330 with a handle, replaced by a flashlight torch in the case of Diane Arbus.
In 1963, she received a grant from the Solomon R. Guggenheim Foundation which allowed her to do a remarkable job entitled "American Rites, Manners and Customs", a vast gallery of portraits of Americans, for the most unknown, which highlights the social rites of this society.

Diane Arbus concentrates her activity in New York and its surroundings, photographing strangers in the street. Fascinated by the unusual characters, she also photographs transvestites, transgender people, mentally handicapped, twins, dwarves, etc.

In 1966, she contracted hepatitis, a consequence of her very intimate working method which often led her to have sex with her models. This event marks the beginning of his slow march towards suicide.

By mixing the familiar with the weird, Diane Arbus paints a troubling portrait of America in the 1960s. She strives, however, to show that these strange and atypical characters, usually considered as "fair phenomena", are before all real beings, with habits and a daily grind.

Graffiti diverting the famous photography Binoculars identical.
Through her photos, Diane Arbus reveals how strange can arise from anywhere. The highly acclaimed "Identical Binoculars" (Roselle, New Jersey, 1967) features two similarly dressed girls, a velvet dress with a large white collar, who look the viewer straight in the eye, smiling slightly. The viewer is uncomfortable because it is the concept of identity, and more precisely of the uniqueness of human beings, which is questioned. Stanley Kubrick was inspired by this shot to create the binoculars of Shining.

In 1967, she participated in the exhibition "New Documents" which is held at the Museum of Modern Art in New York with portraits that meet the urban views of Lee Friedlander and Garry Winogrand. Here again, his work appears as an event that contributes to the imposition of documentary photography as a specific artistic genre, distinguished from reporting.
Depressed, she killed herself at age 48 on July 26, 1971 in Greenwich Village swallowing a large amount of barbiturates then opening her veins in her bathtub. His short career lasted only 8 years. His influence on American photography is considerable. It has contributed to the idea that photography is an art in its own right. She worked in black and white and developed her own work in order to fully control the results of her works.

(Source: www.Wikipedia)
(Source: www.Nytimes.com)
(Source: www.jamespocks.wordpress.com)
(Source: www.lomography.fr)
(Source: www.next.liberation.fr)

PUBLICATIONS
Patrick Roegiers, Diane Arbus or the dream of sinking, Éditions du Chêne, 1985,
reprint Perrin, 2006.

Patricia Bosworth, Diane Arbus. A biography (1985), Editions du Seuil, 2007.

Jean Kempf and Morgan Riou, "Fur: an imaginary portrait of Diane Arbus",
in: Transatlantica, 1 | 2007.

Violaine Binet, Diane Arbus, Grasset, 2009.

Elisabeth Sussman, Doon Arbus, Diane Arbus.
A chronology: 1923-1971, The Martinière, 2011.